Librairie Compagnie’de Ozdemir Ince

INCE, Ozdemir

[TURQUIE] (Mersin, 1936). Özdemir Ince. Professeur de français, il a ensuite travaillé à la radio-télévision turque. Il a publié une vingtaine de recueils de poèmes – depuis le premier, Kargı [La lance] en 1963 – et une quinzaine d’essais, ainsi que des traductions du français (Rimbaud, Lautréamont, Char, Duras) et du grec (Cavafis, Séféris, Ritsos), en collaboration avec H. Millas. « Özdemir Ince engage dès 1963 une recherche qui le conduira, à travers plusieurs étapes (poésie hermétique, textes engagés), à adopter un rôle de relecteur de l’Histoire et de la poétique de la période républicaine. Dans le choix de poèmes qu’il a lui-même effectué en 1998 sur l’ensemble de ses textes, on repère les grands traits, les lignes de force de son œuvre : la Méditerranée, la Femme, la douleur des villes, les strates de l’Histoire et de la mystique, et enfin, toujours en filigrane la critique acerbe d’une société encore largement traditionnelle. À cet égard, on le pressent proche du Grec Yannis Ritsos ou du Syrien Mohammad al-Maghout : une voix indigné interpelle ses contemporains : en effet, cette harangue ne s’adresse pas aux cieux, mais aux hommes, plus encore, à leur intériorité. » (Timour Muhidine, Poésie 2002, n°93, juin 2002).   ANTHOLOGIES / REVUES * Poème (« Le miroir »), traduit par Michèle Aquien, Guzine Dino et Pierre Chuvin, dans Europe n°655-656, Paris, 1983. * Rencontre avec Yannis Ritsos, traduit par Leyla Vekilli, dans Europe n°705-706, Paris, janvier-février 1988. * Poèmes, traduits par Jean Pinquié et Levent Yilmaz, dans Anthologie de la poésie turque contemporaine, Paris, Publisud, 1991. * « Une traduction turque de Lautréamont », dans Le Courrier du centre international d’études poétiques n°196, Bruxelles, 1992. * Poème, dans Bulletin de Lettre internationale n°11, Paris, 1998. * Poème, dans Oluşum / Genèse n°60-61, Nancy, 1999. * Poèmes (« Pas facile », « Autrefois », « Place Jules Henaffe »), extraits du recueil Toplu Şiirler 2 et 3 (1994) et « Ta vision, écris-la dans un livre », traduit par Ferda Fidan, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000. * Poèmes, extraits du recueil Mani le vivant (1998), traduits et présentés par Timour Muhidine, dans Poésie 2002 n°93, juin 2002. * Poème (« IV »), extrait du recueil Ot Hızı [La Vivacité de l’herbe] (2002), traduit par Timour Muhidine, dans Siècle 21 n°8, Paris, L’Esprit des péninsules, 2006.   LIVRES (Traductions)  — Poèmes, traduit du turc par Ismet Birkan, Sahin Yeniçehirlioglu et Leyla Vekilli. [Paris], Éditions Saint-Germain-des-Prés, « Poésie sans frontière », 1982, épuisé.   — On meurt à moins, traduit du turc par Ismet Birkan ; préface de Alain Bosquet. [Paris], Éditions le Cherche Midi, « Domaine privé », 1993, 48 pages, 10.50 €   — Mani est vivant ! (ManiHayy, 1998), traduit du turc par Ferda Fidan ; préface de Vénus Khoury-Gata. [Neuilly, Hauts-de-Seine], Éditions Al Manar / Alain Gorius, « Méditerranées », 2005, 84 pages, 17 €   Table des matières : Douze poèmes pour Alexandrie – Douze poèmes pour Ohrid – Mani est vivant ! – Cinq stèles.   Okhrid, ville de Macédoine, l’un des plus grands centres de culture et de civilisation de notre monde ; Alexandrie, cité emblématique de la civilisation méditerranéenne et mondiale ; et les lointains déserts de l’Asie… Mani est vivant ! s’inscrit dans ce triangle structurant l’univers imaginaire et moral d’Ozdemir Ince. Un univers matérialiste, hérétique et mystique… Au centre de celui-ci se dresse la figure de Mani (Manès, Manichaeus, 216-277), fondateur du manichéisme, à la fois religion et philosophie. Voyant dans l’histoire l’une des pierres angulaires de sa poésie, l’auteur cherche, à l’intérieur de ce triangle sacré, les traces de l’une des premières religions des Turcs. « Mon âme est mon corps, mon corps est mon âme ! » Cette poésie se veut union dialectique de la lumière et de l’obscurité, du bien et du mal. [Quatrième de couverture]

Librairie Compagnie